Fracas



Peut-être qu'il fallait bien tout ça,
tous ces cris, tous ces drames
ces multiples déchirures
ces foudres qui tombaient toutes droites
à la perpendiculaire du coeur
pour qu'il se lézarde
se casse en deux
et roule sous le tapis d'une indifférence
de porcelaine, un détachement encore fragile.

Peut-être qu'il fallait bien tout cela,
toutes ces femmes en soufflet sur ses joues,
ces danseuses, ces lisières d'âme
ou d'ailleurs,
ce mépris qui ne s'est jamais démenti
pour qu'enfin
elle comprenne, qu'elle accepte
de se sauver d'elle-même.

Peut-être qu'il fallait autant de souffrance
dans son regard sans nuit,
pour qu'elle voit l'amour la main tendue,
l'autre sourire,
le bel avenir...


2013                                                                                              
Christian Schloe

4 commentaires:

  1. J'ai beaucoup de plaisir à lire ce poème, parce qu'il est beau (comme toujours), mais surtout parce qu'il laisse entrevoir un bonheur qui me réchauffe le cœur ! Après le fracas de l'orage interminable, enfin l'embellie tant espérée, dont je me réjouis pour toi :-)

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  2. Hello David, tu sais une grande partie de mes poèmes sortent purement et simplement de mon imaginaire. Ici je me suis inspirée d'une relation que j'ai enfin perçue comme nocive et à laquelle je viens de mettre un terme, et je me suis projetée vers la muse que je cherche depuis longtemps. Cette Melissinde au masculin que je ne trouve pas. Peut-être parce qu'elle n'existe pas d'ailleurs. Ou que je suis née trop tard dans le temps :) Me reste encore pourtant un truc essentiel pour nourrir mon écriture: moi-même. (même si ce n'est pas très passionnant ...rire!)

    Des bises enneigées !

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  3. Ce qui s'agite et palpite dans ton cœur à toi, résonne si bien dans le cœur des autres. Le mien, notamment. Le bel avenir, je ne sais pas encore où il est, ceci dit... Et je ne sais pas encore s'il est mieux d'espérer, ou de déraciner l'espoir pour ne pas vivre de chimères.
    Je t'embrasse fort, ma Dentelle.

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  4. Tu as encore toute la vie devant toi. Alors j'y crois. Pour toi. Au bel avenir.Tu poses une question intéressante mon amie douce: faut-il déraciner l'espoir? Mais peut-on vivre sans lui? Je ne crois pas. On peut vivre d'un espoir "raisonnable" sans doute, un espoir moins dense, moins intense, moins chimérique. Un espoir qui fera moins mal s'il est déçu. Enfin je ne sais pas, peut-être qu'il faut faire de "petits arrangements" avec ses rêves?

    T'embrasse aussi Sophinette :)

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