Jardin des délices



Cauchemar, cauchemar,
noirceur humaine, crimes
assez dans ma tête des horreurs
pourquoi ne pas rêver

chevaucher ton éperon violet dans le soir prune
et or
te boire par l'univers tout entier
de ma peau
t'embrasser, te lécher
à te dissoudre homme de sel,
t'embrasser encore boire sur tes lèvres
ton eau, ta chair
la presser sur mes seins
dans ton dos mes deux mains
et peu à peu toute à toi fusionnée
soulevée
par tes reins vers un ciel
si haut qu'insoupçonné!

Cauchemar, cauchemar
crimes sans fin, violence des hommes,
enfer sur Terre
j'en veux tout effacer
et que ma pensée couchée au sopor
soit à ta brûlure réfugiée.

M.D GUERRA
2013

2 commentaires:

  1. Chacun possède son jardin refuge. Un lieu décliné sous autant de formes qu’il existe d’esprits différents, et qui peut même s’incarner parfois dans un vrai jardin du monde réel ! L’important est qu’il soit un endroit rien qu’à soi, préservé de l’« enfer sur Terre », accueillant pour ce qui nous importe, impénétrable au reste ! Et ton jardin, en l’occurrence, me semble si délicieux pour ce qui t’est « chair » ;-)

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  2. Hello David :)
    Je dors mal et fais souvent des cauchemars. Parfois cela m'agace et je me demande pourquoi je ne fais pas de plus doux rêves. D'où ce petit texte.

    Mon jardin c'est l’écriture. La poésie.Mais j'aimerai avoir un vrai jardin, pour m'y donner. Cela me plairait beaucoup. Et toi, tu cultives aussi ton seul jardin de mots?

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