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Bobin






Commentaires

  1. "Même quand je te voyais tu me manquais encore" : il existe un autre manque, intérieur, et que nul ne peut combler : le manque de soi ;-)

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  2. D'après ce que j'ai compris de cet amour entre G. et Bobin au travers de ses livres, ce grand amour est resté platonique. C'est peut-être tout le sens de cette phrase. Bise mon grand :)

    Ps Je suis allée sur ton blog discret hier et au moment de valider mon loooong commentaire, ya eu comme un bug. J'ai pas eu le courage de recommencer. Je reviendrai.

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    1. Je n'ai pas été clair. En fait, je pense que ce manque de soi est une blessure, une incapacité à s'accepter soi-même car nous n'avons jamais été vraiment accepté en venant au monde (par nos parents qui nous ont donné de l'amour factice, pétri de devoir et de bon sentiment).
      C'est pourquoi il nous manque toujours quelque chose, ce n'est pas un manque présent, c'est un manque de ce qui n'a pas existé, et qui donc nous manquera toujours ... tant qu'on aura pas fait ce deuil de manque d'amour dans notre éducation.

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  3. Je relis aujourd'hui cet extrait, qui m'interroge, car je me heurte moi aussi au sens de cette phrase... Et puis je pense à Michel Berger, il me semble que c'est un peu le même sentiment qu'ils veulent exprimer, et qui ne m'est pas tout à fait étranger
    "Il manque quelqu'un près de moi
    Je me retourne tout le monde est là
    D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul..."
    Bonne nuit, Dés'

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  4. Bonjour Ka'

    Je pense que certaines personnes ont plus que d'autres le sentiment très fort de cette solitude fondamentale de l'être humain. On peut bien être très entouré, très aimé, on a cependant des moments où l'on est incompréhensiblement écrasé par le sentiment d'être à jamais séparé de tous les autres, nous qui ne rêvons souvent que de fusion.Individu on est individu on demeure. Certains tentent de combler cette douloureuse sensation en entrant dans des groupes, des sectes, que sais-je. Pour nombre d'entre nous la solitude est insupportable. Pourtant elle permet de se recentrer sur l'essentiel. Dans un groupe on peut difficilement être soi-même: il faut aller dans le sens de tous les autres sinon le groupe ne fonctionne pas. Il faut oublier solitude et individualité. Entre autre c'est parce que je ne peux y exister en tant que personne unique que je ne fais partie de ...rien. Pourtant cela peut rassurer de faire "partie de". En surface. Mais dans les strates profondes, la petite voix continue à dire ce que l'on ne veut pas entendre: tu es tout seul.

    Une seule chose m'effraie vraiment, et je trouve que c'est la chose la plus cruelle au monde: mourir seul. Mais il n'y a pas d'autre alternative.

    Bonne journée chère Discrète :)

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  5. Ce sentiment de solitude que nous éprouvons tous parfois n’est peut-être après tout que le surgissement de notre conscience de soi. Quand soudain nous sommes terrassés par cette vérité abyssale d’être chacun parmi nos semblables un être unique et irremplaçable, au bout du compte une absence. Une singularité qui demeure en dépit de nous pousser sans cesse à ressembler à l’« autre », pour influer davantage dans sa zone d’attraction, pour qu’il nous attire plus près de lui. De ce point de vue, l’« autre » nous manquera toujours ! Et nous pressentons tous en effet avec terreur l’ultime preuve irréfutable de la solitude intrinsèque de l’âme !

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  6. C'est notre unicité qui nous rendrait non miscibles...cela me parait logique. Insurmontable même. Notre fameux "instinct grégaire" serait une tentative désespérée pour contrer cette fatalité? Je crois que tu as parfaitement saisi ce que voulait dire notre ami Bobin. Même en compagnie de G. il demeurait seul. Et il en était très conscient.

    Bonne journée cher David :*

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