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Pour ne pas mourir









Éveillée le jour
réveillée la nuit
l'âme en transit dans un corps en sursis
trempée à l'eau des larmes
la tristesse infinie
le chagrin de l'homme assassiné par l'homme
éternelle marée haute
et la joie, l’émerveillement
en frange étincelante, écume
qui pousse par-dessus
se décide triomphante
et m'aide à avancer chaque jour
un peu plus.


2014


Commentaires

  1. Sans « l’écume des jours », point d’éclats sur les franges, la transparence du temps nous plonge dans l’obscurité au fond d’un gouffre « à mer ».
    :-)*

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    1. Eh oui cher David...de tendres pensées pour toi. Bises :)

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  2. Oh oui continue à avancer sur la grève contre vents et marées. J'écumerai ton âme pour voir mon futur à travers ton miroir.

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  3. Oh pinaize Ol'Nick tu me prendrais pas des fois pour M'dame Irma qu'a un abonnement au câble astroastral?? ^^ C'est beau ce que tu écris, mais pourquoi tu te remets pas à la poésie feignasse? Pfff chaque fos que je relis tes commentaires je suis toute bouleversifiée, tu as vraiment la manière. Quel dommage de pas en faire un joli recueil ! Ouais c'est beau ce que tu me dis, ça me chatouille el corazon. :) Merci.

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  4. Feignasserie et procrastination sont les deux cordes de mon arc (ça c'est du René Char détourné et massacré). Le René qui disait aussi "Mon amour peu importe que je sois né, tu deviens visible à la place où je disparais" (je crois que je te l'ai déjà citée celle-là!). Eh bien justement tu viens de te réveiller en pleine lumière IrmaDulciDez; quelques jours d'absence et je ne suis plus le rythme de ta page mais j'y reviendrais. Tiens j'ai vu en passant un "adieu" qui m'en a rappelé un autre très beau sur "Voyages en rond". Merci pour Célo dont je ne m'occupe pas beaucoup en ce moment tout occupé par des travaux de baraque, tranchées (j'adore faire des trous j'aurais dû être fossoyeur), béton, murs(avec des briques et des pavés pur ch'ti), cloisons etc... On amême trouvé en ceusant avec mon fils 10 obus de 14/18(chimiques et anglais) en bon état. D'où démineurs et oust... Bon§ q
    Quand je ne saurai plus tenir la pelle, peut-être que je prendrais la plume. Entre deux, je dors. D'ailleurs j'y vais. Bonne nuit! Bises...

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  5. Hello Nico :) Houla ça à l'air d'être du lourd tes tranchées, bon courage et ménage-toi: c'est un ordre. ^^ Sinon oui je me réveille. Comme je m'imagine mourir bientôt je vais faire de ce blog mon mausolée. Je veux dire je vais y coller tous mes textes que je jugerai de pas trop mauvaise qualité. Et puis il faudrait que ça évolue un peu ici, que j'y mettes ma voix par exemple. Bon ce cera un nouvel apprentissage parce que ça je ne sais pas faire, j'ai même pas de micro!

    Quand à "adieu" j'aimerai bien qu'il soit définitif pour moi, cette fois je crois que c'est torché. Je croise les doigts.

    bisou Ol'Nick à bientôt (t'as fait de beaux rêves?)

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Fantasme et fantaisie

Imagine que ton plus grand fantasme ce soit de te voir servir au matin quand tu te réveilles, un énorme croissant - mais énorme hein, une viennoiserie maousse costaude - tout chaud, avec cette petite croûte dorée croustillante et cette senteur délicate, appétissante de beurre frais qui vient te chatouiller les narines, faire de tes glandes salivaires les chutes du Niagara ou du Zambèze (qui baise pas malgré son nom). Un fantasme si jouissif que tes papilles en fondent de désir tel le beurre dans la poêle à frire...

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Compte à rebours

Ô Mère.

Pendant qu'on t'assassine
pendant que tu râles à travers tous tes oiseaux,
tes baleines et tes lions,
pendant que disparaît ta musique d'abeilles,
que le silence tombe sur la Terre
comme sur un cimetière,
avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
puisque nous sommes tous liés
- moutons noirs moutons bleus -
dans la même gerbe de blés tombée dans le feu.

Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
Et je souris encore, pour protéger les miens.

Je porte le masque des jours glissants
rapides sous la faux,
et pour ne pas mourir trop vite
j'écoute de plus en plus souvent
ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

Agnès est partie sans avoir eu le temps de rien. Je vais donc me laisser "à ceux qui se hasardent à chercher dans les mots l'ombre des pauvres morts" *.

Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…