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Parce que c'est beau, parce que ça me touche



Christian Schloe


Resté à quai, tu brandis un mouchoir,
cherchant des yeux l’autre bout de l’au revoir.

David PONCE

Commentaires

  1. Très chère Dé,
    Comment exprimer ce que je ressens à lire mes propres mots ainsi exposés dans un si bel écrin ? C’est une drôle d’impression, à la fois plaisante et très intimidante ! Une grande part de l’écriture poétique est me semble-t-il consacrée à traquer les métaphores, capter ces images fugaces susceptibles d’évoquer l’expérience délicate d’un frémissement intime, souvent effrayé par la pleine lumière, refusant toute approche directe et ne tolérant au mieux que détours allusifs ! Alors, quand parfois la métaphore touche, d’autant plus s’il s’agit d’une âme sensible et talentueuse, c’est un vrai bonheur, cela emplit de courage pour affronter les « affreux doutes » inévitables, pour continuer à partager avec d’autres âmes « éprises de nuages », les débordements de l’ombre ! Merci infiniment pour ta belle lumière !
    Bises :-)
    David

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  2. Cher David,il y a un je-ne-sais-quoi qui m'a touchée également dans ton dernier texte. Tu sais que je me répète mais je ne suis experte en rien, je me sens éternellement vierge de tout, un regard toujours neuf comme celui des enfants. Pour mon plus grand plaisir j'ai une âme encore capable de s'émerveiller, j'ai un coeur simple. J'entends beaucop dans un texte, j'ai la sensation d'y voir par transparence ce que l'auteur y cache qu'il ne peut avouer, s'avouer même parfois à lui-même. J'imagine que d'autres clairvoyants font la même expérience en me lisant, bien que je ne sois plus aussi elliptique que par le passé. Aujourd'hui j'écris quand même plus d'une manière que je qualifierai de "frontale" parce que l'elliptique fait perdre du temps, et surtout du sens. Je pense qu'en poésie il faut être "clair", et la plupart des grands le sont. D'évidence. Les tenants contemporains du gloubiboulga ne me touchent absolument pas, l'écriture dite "automatique" c'est le fameux singe tentant en vain d'écrire la Bible. Ce qu'il tape est tout simplement incompréhensible. La métaphore j'adore, mais la métaphore fait sens elle aussi. Sinon c'est loupé non? Enfin je vois les choses comme ça.

    Tout ce blabla pour te dire que j'aime ce que tu écris et j'aime ce que tu es à travers tes lignes, cette fragilité que l'on peut percevoir, cet homme-là précisément, cet humain-là précisément. :)

    Bise cher David :)

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    1. Roooo mon commentaire est plein de fautes et coquilles, pardon ami. C'est mon jour "pyjama", je suis seule chez moi et je peux -fait exceptionnel- fainéanter à loisirs. Donc excuse-moi mais je ne vais pas corriger même si à me relire je me trouve extrêmement pompeuse et chiante. Tant pis! Je t'embrasse et ça au moins c'est simple et sincère :*

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    2. "loisirs" c'est sans S non? rooolalalaaa ^^

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  3. Oui c'est beau! Le visible rejoint l'invisible en toute simplicité, c'est magique...

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  4. Bisou Nico, pas finies les tranchées? Prends soin de toi, :)

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  5. Creuser, c'est une façon de prendre soin de soi...mmouais! Je ne suis pas sûr de m'être convaincu, mais j'aime ça, comme une saine défonce qui laisse sa place à la méditation dont tu parles plus haut. Mais en ce moment c'est plutôt cloisons, isolation, laine de verre et poumons en feu. Et là, on ne médite pas, on râle. Bisous (ce n'est pas le même feu!)...

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Compte à rebours

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Pendant qu'on t'assassine
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tes baleines et tes lions,
pendant que disparaît ta musique d'abeilles,
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avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
puisque nous sommes tous liés
- moutons noirs moutons bleus -
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Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
Et je souris encore, pour protéger les miens.

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et pour ne pas mourir trop vite
j'écoute de plus en plus souvent
ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

Agnès est partie sans avoir eu le temps de rien. Je vais donc me laisser "à ceux qui se hasardent à chercher dans les mots l'ombre des pauvres morts" *.

Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…