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De l'amour...




Tout ce que l'on fait de beau, de lumineux, peut être assombri par l'égo.



***


L'amour ce n'est pas un regard qui s'observe lui-même dans la bienveillance.

L'amour, ce n'est pas une attitude que l'on "décide". Ceux qui décident d'être bienveillants sont dans le mensonge.

Mais quand c'est là, on est bien, niché en lui comme un oiseau au nid. L'amour ne rend pas stupide, au contraire: il rend très intelligent. Si intelligent que l'on est capable de voir l'autre dans sa totalité, avec ses ors et ses ombres, et de l'aimer encore plus loin. Capable de l'aimer fondamentalement.




Commentaires

  1. L’amour, c’est ce que j’éprouve en cet instant, tandis que je t’écris ces mots :-)

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    1. ...tu sens parfois comme on rayonne à aimer et être aimé?... :)

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  2. Juste une réserve, si tu permets : la première phrase...
    Je crois que si : l'amour, je pense qu'il faut aussi savoir le tourner vers soi. Là-dessus, et sur cette phrase, je te reconnais bien, ou je te retrouve si tu veux : parce que je m'y retrouve moi-même. Mais à ne pas s'aimer, il est si difficile de vivre... Je ne crois pas qu'il s'agisse de se caresser le nombril : mais de s'accorder à soi un peu de cette chaleur qu'on veut donner aux autres, pour n'avoir pas au fond du ventre ce froid silencieux, cette pierre lourde, cette douleur. Ce sentiment qui fait mal : de n'y avoir pas droit, de se l'interdire quelque part... Je crois qu'on a tort par là... Je mets du temps à l'apprendre, beaucoup de temps, tellement qu'on pourrait croire que je suis un peu malade par là, et sans doute l'ai-je été, longtemps...
    L'amour, c'est comme toutes les meilleures choses de la vie : sa plus grande beauté, sa plus belle réussite, c'est dans le partage... Et si tu partages avec l'autre, tu dois partager avec toi. Sinon, t'as froid, t'es seule, t'as mal, et toute la chaleur qu'on te donne tombe dans cet hiver. Faut boire un peu d'été, avec les autres. Et c'est vraiment pas facile, je me rends bien compte...
    L'amour, c'est quand je viens te lire, et c'est bon comme souvent ça me réconcilie aussi un peu avec moi-même...

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    1. Je pensais à une personne qui est malade d'elle-même. Qui a un égo si obèse qu'il fait de l'ombre sur tout ce qu'il fait de beau...ce n'est pas un jugement ni une condamnation, c'est juste une constatation que je fais tristement. Je crois que nous ne sommes pas tous capable de "guérir" de nos enfances en pays froid mon ami...il y en a qui ne s'en remettent jamais. L'égo bien sûr qu'il faut en avoir, un peu, il faut être doux et gentil avec soi sinon on ne peut pas l'être avec les autres. Je suis bien d'accord là-dessus avec toi. C'est dur hein, de se dire qu'on est aimable? J'ai toujours été fort étonnée de découvrir que quelqu'un était amoureux de moi. Pas que je me disais comme ça que je ne méritais pas d'être aimée, mais je n'y pensais pas. L'amour me prenait par surprise, vraiment. Cela a toujours été comme ça. Le choix ensuite m'appartenait bien sûr mais je n'ai jamais été une fille qui faisait du rentre-dedans pour parvenir à ses fins. C'était peut-être un signe. :)

      Le partage oui mais pas façon charity-bizness, un partage qui se fait naturellement, sans arrière-pensée égotique, sans la petite pensée "j'ai fait ma B.A". Tu vois ce que je veux dire, ce que je voulais dire en-dessus? Faut que ça parte du coeur, pas de la vanité.

      Moi aussi j'aime te lire, je te discerne à travers tes mots, en filigrane et je me dis celui-ci "c'est mon frère d'âme"..

      ;).

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    2. Charity-bizness ! Excellent...
      Beaucoup à dire, beaucoup à rire ! On est tout à fait d'accord là-dessus, oui.

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  3. Tu lui écrivais à lui, là, le "Cédric", où à nous tous - même les silencieux - que je salue au passage - en tout cas comme on dit sur face de bouc (un vrai bouc en train comme diraient mes voisins) : J'aime.

    Alain.

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    1. Alain, je n'écris à personne en particulier. Mais souvent j'écris au monde pour lui dire combien je l'aime, ce qui revient à écrire à tout et tous. C'est très pompeux ce que j'écris-là, mais j'ai été plus souvent seule qu'accompagnée dans ma démarche d'écriture alors plutôt que de causer aux murs j'ai appris à parler aux arbres...;)

      Et c'est Cédric sans article. Merci.

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    2. En effet, je ne suis pas une chose, cher Alain. ;-)

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    3. Venez chez moi en string léopard et nous en reparlerons cher Cédric ;-)
      Alain.

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    4. Il vous faudra demander à quelqu'un d'autre car, vous le savez, je n'ai pas ce genre de penchants. ;-)

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    5. Vous vous épanchez pourtant bien ;-) Et avec grâce quelque fois, quoi que je puisse médire de vous ... un petit effort et vous verrez, vous arriverez à vous pencher aussi ;-) Je peux vous y aider. Penchez-y ;-)
      A.

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  4. Désolé, quand je bois, il m'arrive d'aboyer assez fort et de façon incontrôlée... Savez-vous, que je me suis fait virer de tout les troquet de ma ville pour ça ?
    Sans prétention, vraiment, j'ai mauvaise réputation.
    Sorry So.
    Alain.

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    1. En fait, vous buvez pour moi qui ne boit pas, c'est ça? C'est généreux. ^^

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    2. Thierry Séchan, qui ne boit plus ? Comme Véronique Sanson ... quel malheur.. si c'est le cas... Ils ont donc choisi la vie. Mais je doute, connaissant "un peu" le beau Thierry... Vous savez, la façade, pour la "petite amie", c'est important aussi. Et puis, un soir on a un rendez-vous d'affaire et on se torche la gueuze avec des cons qui vous rappellent votre U-Maîté...
      Thierry Séchan donc, disait, pour vous répondre : "Personne ne pourra se plaindre de mon manque de générosité".

      Amitiés embrumées...

      Alain.

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  5. Quoi qu'il en soit il a pas l'air heureux depuis qu'il marche à l'ombre...

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  6. Vous m'avez fait pleurer Dé.
    De rire.
    "Etre heureux !" J'en pleure encore !

    Et oui... mais comment faire pour être heureux, comme un petit enfant Candide...?

    "Je suis une Ombre de ta solitude" chantait Catherine à Jo du temps de leur belle jeunesse...

    Elle chantait aussi "Petit" :

    - Petit,
    qu'attends-tu, là ?
    - J'attend l'oiseau d'Arc en ciel
    Et les chevaux du soleil
    Et puis aussi...

    - Petit
    Qui es-tu ?
    Dis
    - Je suis l'enfant de la pluie...
    Je suis l'enfant de la pluie...

    Alain.

    Allez ! trêve de rêverie puisqu'il faut que j'appelle un Commissaire de Police. Là, aussi je sens que je vais bien me la fendre - la poire !

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  7. Comment faire pour être heureux? Je sais pas pour vous mais pour moi je sais: la boucler.

    Silence.

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  8. Pardon, je fais la mariole mais j'ai l'âme à marée basse depuis quelques jours...on fait ce qu'on peut.

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  9. J'espère qu'elle remontera. Je vous écoute et vous ferais, puisque vous m'ne priez, Silence.

    Je repense à une amie, qui me ressemblait, je partage et m'éclipse.

    http://www.youtube.com/watch?v=rw3lX5hJCT8

    A.

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  10. Cher A. Ne prenez pas pour vous quelque chose que je dis pour moi :) Votre fantaisie est la bienvenue, j'aime beaucoup ça. Alors ne me quitte pas toi aussi quoi ^^

    Une bise?

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  11. Oui, un poutou :)
    Je suis là, toujours.
    Alain.

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Compte à rebours

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j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
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et pour ne pas mourir trop vite
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ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

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"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

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Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…