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Des étoiles en somme...



"Vous êtes 71% d'eau claire, 18% de carbone, 4% d'azote, 2% de calcium, 2% de phosphore, 1% de potassium, 0, 5%de soufre, 0, 5% de sodium, 0, 4% de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d'oligo-éléments divers: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium. Plus encore une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore.

Voilà la recette de votre existence.

Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut les trouver ailleurs que dans votre propre corps.

Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rend solidaire des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines.

Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes constituées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d'une subtilité qui vous dépasse.

Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace n'est inutile.

Vous n'êtes pas inutile.

Votre vie éphémère a un sens. Elle ne vous conduit pas à une impasse. Tout a un sens.

Agissez.

Faites quelque chose, de minuscule peut-être, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission?

Vous n'êtes pas né par hasard."

Bernard Werber.

Commentaires

  1. Ah !!! ouf !!! J'ai été rassuré en lisant la signature... Je me disais : "Mais quelle horreur, la voilà t'y pas qu'elle nous fait du Cédric ?"
    Ouf, Désirée, vous m'avez foutu les ch'tons !
    Alain.

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    1. Parfois cher Alain il m'arrive de songer aux essentiels. De songer à notre bonne jeune Terre. Et que malgré toute notre morgue imbécile nous ne sommes jamais que de pauvres couillons assis le cul sur une bombe...ça me remet aussitôt les cadrans à l'heure de vivre. D'arrêter de m'angoisser pour ce que je ne maîtrise pas de toutes façons, la vie la mort, la maladie de ma fille pour ne citer que celle-là. J'aurai beau me faire fumer noir le cerveau cela ne changera rien. Je ne peux pas la "sauver" et si jamais la civilisation que nous connaissons disparaissait, il me faudrait peut-être l'achever...voyez les pensées noires. Ce sont des peurs sans fondements. J'essaie très fort de m'en convaincre. Peut-être est-ce un ressort pour rester debout, je n'en sais rien, j'avoue que je ne sais pas grand chose. Je suis pétrie d'une grosse boue de doute moi, des certitudes des ceci est ceci cela est cela, des affirmations comme en ont certains à la pelle, ceux qui délimitent un monde qui n'aura pourtant jamais de frontière que leur pathétique vouloir, moi je n'ai rien de tout ça, j'ai pas de jalons à poser, pas de garde-fous pour ne pas me casser la gueule. Je suis un être humain tout nu. Bref. C'est pourquoi parfois je plonge dans le baquet d'eau sale de la trouille majeure. Et puis je lève le nez vers le ciel et c'est l'univers qui me parle. Il me dit "Arrête de t'en faire, tu es toute petite, et bientôt tu seras près de moi, en moi, tu seras moi" (eh oui même pas besoin de ricard pour divaguer ;) )

      Vous pensez ce que vous voulez de Cédric, je trouve cependant qu'il lui arrive très souvent de remettre les pendules à l'heure lui aussi. Je vous aime bien tous aussi différents que vous soyez. :) C'est pas du béni-ouioui, c'est pas de l'effet mère, c'est juste que je suis simplement humaine. Vous aimez le mot "simplicité" Alain, sachez que moi-aussi, je lui trouve des airs de noblesse parfois à ce mot...

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    2. Et j'aime la votre.

      Je me méfie des mots. Je me méfie beaucoup de ce monde qui n'est jamais tout à fait lui-même.

      Comme vous, j'aime l'amitié toute simple et la fraternité sans phrase.

      Mais c'est tellement rare et je suis tellement naïf et sans culture, que je me protège "sans rien connaître des pièges"... mais en les soupçonnant, toujours, comme le loup au coin des bois...

      Et puis, comme je le cogitais à l'instant, un mouvement d'humeur, une phrase, un acte, n'a jamais "défini" quelqu'un.

      J'aimerais parfois, comme il m'est arrivé, avec frime, de l'écrire, être détaché de tout, du monde, de ce qu'on pense de moi, de toutes ces conneries qui nous enclavent, de, comme vous, et ça peut m'arriver, lever les yeux au ciel et me tordre en pensant à cette espèce humaine si pathétique et imbue d'elle-même et dont nous avons l'honneur de faire parti. Mais je ne suis pas Dieu et je suis vulnérable et il m'arrive donc d'être faible, lâche et indifférent. Et de m'emporter pour un rien : Ricard, ou pas !

      Heureusement pour vous, je ne sais pas où me procurer une Kala' lors de mes moments de mauvaise humeur ! Ouf ! ;-)

      Bien cordialement, comme dirait le Marquis,

      Alain.

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    3. "Je me disais : "Mais quelle horreur, la voilà t'y pas qu'elle nous fait du Cédric ?" "

      Du Cédric ? Impossible. ;-)

      Ne serait-ce que par la dernière phrase : "Vous n'êtes pas né par hasard.", je pense exactement le contraire.

      Je dirais plutôt :

      Vous êtes né par hasard. Et j'ajoute : mais ça n'est pas une raison pour ne pas vivre. ;-)

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    4. Qui sait mon ptit oiseau, qui sait? Toi? Allons tu es trop sage pour t'avancer sur ce terrain-là. Non?

      En tout cas né peut-être par hasard, sans destin et sans gloire, mais apportant par sa seule présence sa pierre ou son grain de sable à l'édifice commun (tu sais, celui qui ressemble à la tour de Pis(s)e ^^)

      Je te taquine mon damoiseau :*

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  2. C'est un peu plus qu'un beau texte, ça... En belle résonance avec d'autres élans essentiels à nourrir en nous.
    Peut-être est-ce déjà fait, mais sinon, tu devrais lire Pierre Rabhi. Je crois qu'il t'apporterait beaucoup. Je témoigne en tout cas de ce que son humanité pose infiniment de questions à la mienne, de ce que sa quête et ses choix représentent, du chemin qu'ils tracent devant l'humain, et qui m'apparaît comme un idéal extraordinaire dans notre monde et sa souffrance : la preuve que c'est possible, qu'il existe d'autres possibles, meilleurs, et qui ont un sens.
    Bon, voilà, j'ai terminé ma page de pub ! ^^
    J'ai beaucoup pensé aux "bons humains" que je connais, ces derniers jours, comme pour me rassurer d'un monde qui ne serait pas essentiellement composé de brutes et d'imbéciles. Je viens chez toi en visiter une, et c'est rassurant.
    Je te remercie pour cette lecture, Désirée, et t'envoie mes bises dans la fraîcheur de l'aube, à l'heure où les premières nappes de lueurs n'ont pas encore touché le ciel.

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    1. Figure-toi Bifane que je suis abonnée à sa page facebook. Pierre Rabhi c'est un vieux sage. En fait je suis abonnée à pleins de pages du même genre. Même Greenpeace, Kaizen. Il faut faire le tri dans les infos mais j'aime bien savoir où en sont nos abeilles, nos oiseaux, et tout ce qui disparaît en masse. Sixième extinction de masse disent-ils avec près de 400 espèces animales et pas des insectes hein, qui vont disparaître cette année. Je trouve cela effrayant. Et pendant ce temps on crée des fermes où les vaches ne verront jamais un brin d'herbe ni le jour, des univers concentrationnaires comme ils disent. Parce que chez ces gens-là on pense pas: on compte.

      Oui il y a d'autres possibles, mais les psychopathes avides d'argent qui sont aux manettes nous laisseraient-ils les choisir en masse? Je ne crois pas. Quand on voit ce qui est arrivé à l'association Kokopelli, le procès ourdi par les graines Baumaux parce que les membres de l'association échangeaient leurs graines qui elles ne sont pas stériles et qu'ils avaient peur pour leurs profits. Une honte absolue. Et un boycott de cette boite immédiat. Le nerf de la guerre restant l'argent. D'ailleurs la masse n'a pas encore compris quel pouvoir elle a de faire changer les choses. En boycottant justement.

      Mais j'ai pu constater qu'il y a un courant de fond, un ras-le-bol et que les visages cherchent autre chose. Alors j'ai bon espoir malgré que nous soyons au bord du gouffre avec le traité transatlantique...

      Bref on pourrait en parler des heures :)

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    2. J'en espère beaucoup, de ce courant de fond. En même temps, ces derniers jours m'ont foutu un sacré coup, j'en ai perdu mes élans renaissant, je me sens comme groggy au milieu de ring, partagé entre des sentiments tellement contraires qu'ils n'ont rien à voir ensembles, comme l'espoir et l'abattement, côte à côte, comme deux marcheurs silencieux qui se jetteraient de temps en temps un regard dubitatif : qu'est-ce tu fous là toi ? Je marche comme eux, tiens : qu'est-ce que je fous là ? J'en fais quoi de ces désirs ardents, de cette tristesse profonde, des opposés télescopés, du con qui dit "on va y arriver" et de son pote qui répond "ça vaut pas le coup" ? Du sentiment imbécile qu'ils ont raison tous les deux, tout autant, et que ça nous fait une belle jambe...
      Bon bref... J'allais répondre que je venais de faire la découverte de Kaizen justement, il y a quelques semaines, et je suis parti sur autre chose...
      D'autres possibles, et mille obstacles, et autant à ne rien faire de toutes façons... Et peut-être pas d'issue du tout au final, ou peut-être que si. Fait chier, j'ai que des conneries à débiter je crois bien...
      Mes bises, Désirée, à bientôt.

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    3. Mon doudou je suis dans le même état que toi...sauf que la désespérance prend le pas inexorablement. Groggy oui c'est bien le mot, presque k.o debout que je suis. Sur facebook il y a un déferlement de haine tel que j'en ressent un malaise physique, que j'ai des douleurs pour de vrai. Et puis de tous côtés tu vois, les musulmans, les cathos, les infidèles, les mécréants, les athées, les nihilistes, les anarchistes, tous se rejoignent dans un même élan: le désir à peine caché de s'étriper. Et vivre en paix, non? c'est pas possible? Bref, les cons m'emmerdent et ceci quelle que soit leur couleur, leur confession ou leur origine sociale.

      Pour le coup ça me rend un peu muette mais bizarrement je n'ai plus que des "mon amour" en tête et comme inspiration. Comme un mantra pour conjurer le sort: Mon Amour. Sauve-nous mon Amour.

      Et ça c'est bien la seule chose à laquelle j'ose encore croire, malgré tout.

      Mes bises Bifane, à bientôt

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