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Articles

Affichage des articles du février, 2015

Le fils de vingt ans

Bon anniversaire mon petit garçon.



Oui, tu demeures pour jamais, mon petit garçon. Mon fils aimé et parfois combattu.

Je t’écris cette lettre depuis des mois, des années, depuis vingt ans. Depuis le jour de ta naissance.

Je me suis préparée depuis ton premier souffle à ton envol, ancrant dans mon cœur ton individualité. Tu n’as jamais été mien, mon fils, en te mettant au monde c’est à toi-même que je t’ai donné. Ce ne fut pas bien dur, la vie m’avait préparé en me faisant naître d’une lionne jalouse qui m’a longtemps mangé. J’ai donc toujours pris garde à ne pas laisser pousser mes dents. De fait, tu as grandi entier.

Et te voilà, mon presqu’homme, mon enfant d’hiver, venu à moi sur le bateau cliquetant de givre de Janvier. Mon orgueilleux, mon étincelant. Si tendre, si fondant sous la glace. Ce froid qui m’a dérouté si souvent, cette réserve, ce silence. Silence si différent du mien.Plus profond, sombre comme une forêt hivernale quand le mien est la lumière verte du printemps sur le…

Arbonaissante

J'ai un arbre dans la tête. Tu te rends compte!

J'ai un arbre dans la tête. Enfin, la canopée (ça se voit là, dis, que j'ai des feuilles qui me sortent des oreilles?), le fût je le sens dans ma gorge (il m'oblige à tenir la tête droite)  et les racines sont plantées dans ma poitrine. Les racines font un moïse où reposent mes organes internes. Puis elles cheminent vers le bout de mes doigts, dans mes pieds et au-delà. L'Arbre me relie.

Je le sens.

Je suis éblouie, émerveillée. Que tu aies mis enfin l'explication sous mes yeux.

Et tous ces trucs en moi avec lesquels je composais au mieux, luttais au pire, c'était du pain béni.

Cette impulsivité que d'autres appelaient violence, cette émotivité que d'autres appelaient sensiblerie, mon incapacité notoire à gérer l'ampleur effarante de ce qui me débordait trop souvent. C'était cadeau. J'étais un être amplifié par l'Arbre. Simplement.

Quand je regardais une fleur je tombais plus loin que …

Trouvé sur le web

Atypique

Paix

Je pourrai glisser dans la mort
          comme dans un lit noir
                     aux draps d'étoiles.


Tout mon corps parfois se réjouit
          un instant de ce repos final.

                    Puis, je pense à toi

         et la mort amie me terrifie.


La mort serait moins effrayante
          si quelqu'un tenait ta main gauche
                 pendant que je lâche la droite...



2015