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Comme le bon vin

                                                                       





Commentaires

  1. Bonjour Dé,
    Comment vas-tu ? J’imagine que tu es aspirée dans l’infernal tourbillon de l’écriture ? Ça fait plaisir en tout cas que tu en émerges de temps en temps pour nous régaler à nouveau de ta belle poésie :-) J’aime beaucoup celle-là : elle est comme un bon vin qu’il faut savourer avec lenteur et délicatesse, jamais trop long en bouche ! Ivresse quand tu nous tiens ;-)
    Bises :-)*

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  2. Bonjour cher David, je vais bien merci. Et toi?

    J'écris lentement. Les choses avancent néanmoins. Je suis l'inspiration, parfois c'est fulgurant, parfois ça traîne. J'observe toujours, je pose ce que je ressens. Ici mes constatations sur le temps qui passe mais qui n'efface pas tout pour autant. Il faut bien plus aux grandes douleurs pour disparaître, il faut une révolution sur soi-même. Je me sens de plus en plus bienveillante, la colère ou la détestation me lasse. Être bon est plus confortable. J'en reviens à ce que j'affirmais il y a quelques mois: le pardon c'est d'abord pour soi.

    Mes bises :)

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  3. Ce poème est d'une force incroyable....
    Autant que le commentaire ci-dessus

    Des leçons d'humanité en quelque sorte....

    Merci !

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  4. Oh Alain tu vas me faire rougir! Je prends bien plus de leçons que je ne me permettrais d'en donner. J'ai toujours un fort sentiment "d'illégitimité" à poser des affirmations, ou alors je ne les pose que pour moi. Mais tout ce que j'ai écris en-dessus est vrai. Je n'ai plus envie de laisser s'exprimer le serpent, il est temps de passer à un autre niveau de perception et de relation. Enfin pour moi. ^^

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    Réponses
    1. Justement, tu ne donnes aucune leçon. tu témoignes, tu dis tes affirmations. elles ne sont pas des idées, des pensées "en l'air". Elles ont le poids d'une vie avec à la fois la pesanteur et le légèreté qui font les êtres en accomplissement.
      C'est cela que j'honore" chez toi.
      La désir du "passage" en accomplissement.
      Là est la grandeur humaine...
      Oui, une autre niveau de relations.
      Enfin, pour moi !!! (je conclue de même et sans ironie aucune bien au contraire).

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    2. J'espère que je discerne un peu ce passage vers l'accomplissement et que j'ai choisi la bonne méthode pour m'n approcher. Quant à passer.... ;)

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Compte à rebours

Ô Mère.

Pendant qu'on t'assassine
pendant que tu râles à travers tous tes oiseaux,
tes baleines et tes lions,
pendant que disparaît ta musique d'abeilles,
que le silence tombe sur la Terre
comme sur un cimetière,
avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
puisque nous sommes tous liés
- moutons noirs moutons bleus -
dans la même gerbe de blés tombée dans le feu.

Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
Et je souris encore, pour protéger les miens.

Je porte le masque des jours glissants
rapides sous la faux,
et pour ne pas mourir trop vite
j'écoute de plus en plus souvent
ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

Agnès est partie sans avoir eu le temps de rien. Je vais donc me laisser "à ceux qui se hasardent à chercher dans les mots l'ombre des pauvres morts" *.

Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…