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A vous tous, un heureux Noël...



















Commentaires

  1. Bonjour Dé !
    Merci ! Je te souhaite également les plus heureuses fêtes de Noël. Que tu sois comblée :-)
    Bises.

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    1. Cher David...avec du retard j'espère que ce Noël a été doux et heureux pour toi aussi, que le Père Noël (qui n'est pas toujours une ordure: il m'a fait un cadeau époustouflant cette année (une tablette graphique de pro!)) t'a bien gâté, sachant que ce sont ceux qu'on aime et qui sont auprès de nous, sont le véritable présent :)

      Je t'embrasse avec toute mon affectueuse amitié

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  2. Que la paix puisse inonder ton cœur de femme et de mère.

    ....
    Et aussi… ta phrase, associée à cette photo est à la fois émouvante et bouleversante.
    Je suis toujours très étonné de ton extraordinaire capacité évocatrice.

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    Réponses
    1. Cher Alain...voilà un vœu qui me va bien. Mais je crains que mon cœur de femme ne soit jamais en paix. Merci pour tous ces mots que tu as laissé ici pour moi, j'y ai puisé beaucoup de force, beaucoup d'exigence envers les miens. J'ai le grand défaut de ne me satisfaire de rien et finalement d'être toujours en souffrance par rapport à ce que je peux créer: les mots d'encouragement me font beaucoup de bien. Et puis merci pour ta gentillesse, ton regard si bienveillant, si humain. Je suis vraiment heureuse d'avoir "croisé" ton blog, le hasard fait toujours si bien les choses :)

      Que la paix soit également avec toi, la Lumière et la Joie sur toi et les tiens.

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Fantasme et fantaisie

Imagine que ton plus grand fantasme ce soit de te voir servir au matin quand tu te réveilles, un énorme croissant - mais énorme hein, une viennoiserie maousse costaude - tout chaud, avec cette petite croûte dorée croustillante et cette senteur délicate, appétissante de beurre frais qui vient te chatouiller les narines, faire de tes glandes salivaires les chutes du Niagara ou du Zambèze (qui baise pas malgré son nom). Un fantasme si jouissif que tes papilles en fondent de désir tel le beurre dans la poêle à frire...

Bon. Imagine maintenant qu'un matin tu te réveilles parce qu'on sonne à ta porte. Tu ouvres et c'est ton fantasme (comment il a sonné? Avec l'une de ses "pointes" tiens pardi!) Tu es au bord de la pâmoison devant sa "chair" (c'est un croissant n'est-ce pas, pas une côte de boeuf!) soudain incarnée et il est tout comme tu l'avais imaginé: il sent bon et sa dorure te fait de l'oeil. Tu déglutis les chutes du Zambèze dans to…

Compte à rebours

Ô Mère.

Pendant qu'on t'assassine
pendant que tu râles à travers tous tes oiseaux,
tes baleines et tes lions,
pendant que disparaît ta musique d'abeilles,
que le silence tombe sur la Terre
comme sur un cimetière,
avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
puisque nous sommes tous liés
- moutons noirs moutons bleus -
dans la même gerbe de blés tombée dans le feu.

Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
Et je souris encore, pour protéger les miens.

Je porte le masque des jours glissants
rapides sous la faux,
et pour ne pas mourir trop vite
j'écoute de plus en plus souvent
ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

Agnès est partie sans avoir eu le temps de rien. Je vais donc me laisser "à ceux qui se hasardent à chercher dans les mots l'ombre des pauvres morts" *.

Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…