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Respiration



Saint-Pair-Sur-Mer. Un ciel immense. Une lumière inouïe. Renversée par la beauté de la terre caressée par l'océan.

Pas encore prête à revenir, encore besoin du silence pour refaire quelques forces, ne pas être confrontée trop vite à l'angoisse face au monde humain. Fragile encore, un peu trop. Convalescente on va dire. A bientôt.


Commentaires

  1. La véritable force est dans l'acceptation de ses fragilités. On est en effet plus fort de les connaître.
    Et puis… la mer… celle que je préfère.
    Là où je serai la semaine prochaine, Plus haut sur la carte mais regardant vers le même ouest, je penserai à toi…
    à mes propres fragilités qui en ce moment se font présentes.
    Tu vois… tu n'es pas seule !…
    je t'envoie une bise à goût de sel de la terre et des hommes.

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  2. La Terre est si belle ! Et si fragile aussi entre nos mains avides et brutales ! Il nous suffit pourtant de la caresser des seuls sens pour qu’en retour elle nous apaise et nous insuffle de son énergie « cosmique ». La Terre est une déesse sensible et sans rancune ! Elle aime les poètes qui la comprennent et savent lui « parler », et je ne doute pas qu’elle t’apportera ce regain de force dont tu as besoin.
    Je t’embrasse. Au plaisir de te lire bientôt…

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  3. Je me glisse entre AlainX et David Ponce pour leurs subtils commentaires envers toi, toi qui as tant besoin de silence sur cette terre enlacée par ses flots océaniques... et jusqu'à ton ciel unique et immense je te transmets mes amitiés en attendant tes mots rassérénés.
    Je t'embrasse.
    Den

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  4. J'aime bien la photo prise. on dirait un clair-obscur photographique. Je comprends ton besoin de silence. De ce silence qui répare pour ainsi dire l'âme. Je vais partir faire une retraite spirituelle à partir de demain, jusqu'au 1er septembre. Ça va me faire du bien aussi, face à cette vie si trépidante.
    A très bientôt de nous régaler de vos mots.

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  5. Prends ton temps. Le monde veut nous rendre fragile mais la nature nous apporte de la force.
    Je pense à toi.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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Fantasme et fantaisie

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Compte à rebours

Ô Mère.

Pendant qu'on t'assassine
pendant que tu râles à travers tous tes oiseaux,
tes baleines et tes lions,
pendant que disparaît ta musique d'abeilles,
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comme sur un cimetière,
avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
j'écris à mon coeur puisque c'est écrire au tien,
puisque nous sommes tous liés
- moutons noirs moutons bleus -
dans la même gerbe de blés tombée dans le feu.

Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
Et je souris encore, pour protéger les miens.

Je porte le masque des jours glissants
rapides sous la faux,
et pour ne pas mourir trop vite
j'écoute de plus en plus souvent
ton chant toujours puissant en moi,
qui monte et fait de ma bouche un appeau.
Je suis bien trop petite pour être ton porte-voix,
mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
On sache combien l'air et le plaisir m'ont plu,
Et que mon livre porte à la foule future
Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

Agnès est partie sans avoir eu le temps de rien. Je vais donc me laisser "à ceux qui se hasardent à chercher dans les mots l'ombre des pauvres morts" *.

Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…