Accéder au contenu principal

OctOBre






Octobre s'allonge sur la page
en rondeurs lascives
plein de seins, de fesses et de cuisses.
Il a la peau dorée, le cheveux roux
et l'oeillade humide.


../..


Octobre pour mieux nous voir
a mis lorgnon et lunettes.
Grand chambellan paré de cuivre et d'or
de damasquin, de ciselures
il annonce la bouche ronde, la venue prochaine
de Décembre, le roi vénérable.
Entre ces deux lumières, Novembre
comme un fils maudit. 

Tu quoque fili?


2009

Commentaires

  1. Quel bonheur de te voir revenir !
    Et en plus, avec un petit bijou…
    j'adore cet OctOBre, tel que nous le donne à voir et à ressentir.

    Cela va peut-être réhabiliter novembre en moi… ce mois qui comporte un jour maudit de moi.

    merci !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens, c'est curieux, novembre est aussi un mois "maudit" pour moi. Il m'arrive toujours des tas de soucis en novembre je ne sais pas pourquoi. Un mois bien étrange en vérité, indécis, qui parait sans personnalité propre...

      Tu vois, je deviens plus raisonnable avec le temps: j'avais mis mon blog en stand-by plutôt que de le détruire. Et puis j'ai retrouvé des merveilles sur un vieux blogs de 2010 que l'ami Nico avait "aspiré", des textes que je n'avais pas sauvegardé et que j'ai eu beaucoup de plaisir à relire. Puis il y a sur ce blog des tas de chouettes commentaires alors ce serait vraiment dommage de le supprimer :)

      Merci d'être passé cher Alain, bise

      Supprimer
  2. Ah oui quel étrange bonheur au moment où je pensais à toi, de voir clignoter ton nom dans ma liste...
    J'ai les mêmes ressentis, oui, sur novembre. Et ton poème magnifique fait écho à ce texte que j'avais écrit.
    Bises étoilées
    ¸¸.•*¨*• 🦋

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. (Novembre est un lien cliquable)

      Supprimer
    2. Coucou Célestine :) J'ai l'impression que novembre est un mois qui ne laisse personne indifférent, c'est curieux non? Mais octobre! Quelle beauté. Quoique cette année il soit différent à cause de la sécheresse qui dure, tu ne trouves pas? Tout cela manque cruellement d'humidité, d'odeurs, et en fin de compte de cette sensualité qui colle à mon imaginaire quand je pense à l'automne. Je ne suis pas encore aller humer les sous-bois, nous avons été très occupés par l'emménagement de ma fille à Lyon où elle poursuit ses études (j'espère qu'elle va les rattraper..ahaha)

      Merci pour le lien j'irai te lire tout à l'heure :)

      Bises

      Supprimer
    3. Oui, la sècheresse commence à m'inquiéter...
      ¸¸.•*¨*• 🦋

      Supprimer
    4. J'ai vu un tableau des pertes hydriques et nous sommes en rouge. Cela ne m'étonne pas il a vraiment très peu plus et d'ailleurs les ceuilleurs de champignons disent que les sous-bois n'ont jamais été aussi secs. Je pense souvent à ce téléfilm vu il y a quelques années, une projection au sujet du changement climatique. On y suivait le destin de plusieurs personnes emblématiques. Il y avait une vigneronne héritière d'un grand cru dont les vignes mouraient à cause de la chaleur et du manque d'eau dans le Bordelais. Un jour, elle se décide enfin à arracher toutes ses vignes et à planter des orangers. Des orangers. C'est ce qui va se passer. Dans le meilleur des cas car encore faut-il que nos sols puissent accueillir de nouvelles variétés d'arbres, de cultures. Les oliviers meurent en Provence, des oliviers de mille ans. Pareil pour les lavandes. Attaqués par des maladies, des destructeurs venus d'ailleurs qui se sont rapidement adaptés. Les gens n'ont absolument pas conscience pour la plupart de l'ampleur des changements qui arrivent, la plupart ne veulent même pas en entendre parler, ne veulent pas faire leur part pour prendre le problème à bas le corps, s'y préparer, s'y adapter. La plupart se comportent comme l'orchestre du Titanic, ils continuent à jouer pendant que la bateau coule...et c'est peut-être ce sombre avenir qui nourrit pour beaucoup mon silence. Je suis pas très gaie, excuse-moi, j'avoue avoir de plus en plus de mal à me connecter à la joie :)

      Supprimer
  3. Welcome back, Dé :-) Ta présence (me) manquait assurément ! Quel désespoir ce lien mort vers ton blog ! Alors aujourd’hui je suis heureux de ta résurrection qui célèbre le retour de l’automne. Cette saison belle entre toutes que nous aimons tous les deux. Et ton poème est superbe : you made my day :-)
    Bises*

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui je sais David, je ressens la même chose chaque fois que je clique sur un lien et que je débouche sur le vide...et j'en ai perdu des camarades de blog depuis 2003. Certains même définitivement, passés de l'autre côté du miroir. Aussi j'ai conscience qu'un long silence, ou une disparition brutale peut être un peu douloureuse pour tous ceux et celles qui ont tissé un lien avec un auteur de blog. Cette conscience a probablement limité les dégâts dans le passage à vide que je viens de traverser, enfin pas tout à fait mais bon, ce n'est pas parce que je m'enterre vivante dans le silence que le monde va mieux se porter. Il faut surtout que j'apprenne à fermer un peu les yeux, même si ce n'est pas vraiment dans ma nature. Et à regarder ce qui va plutôt que tout ce qui ne va pas. C'est pas facile.

      En tout cas je vais tâcher de tenir la barre fermement et de ne plus tomber au bouillon! ;)

      Bise mon "vieil" ami ;)

      Supprimer
  4. Merci Dé de revenir sur la page avec tes mots qui me manquaient... novembre est entre-deux, un mois sans trop de couleur, en attente, avec ses jours froids et courts, il espère la clémence et la chaleur douce d'une prochaine saison... j'aime ton poème.
    Doux week-end à toi.
    Den

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Puisque je suis là, chère Den, je te réponds dans la foulée :) Merci d'abord à toi de passer par ici et d'y laisser tant de gentillesse.

      Alors novembre. Quel drôle de mois. Je disais plus haut qu'il parait sans personnalité. Très gris, très morne. Connais-tu par hasard la poète Belge Andrée Sodenkamp? Elle a écrit une merveille, un recueil qui s'appelle "Autour de moi-même". elle a couché durant un an ses impressions sur les jours et les mois qui passent et ce qu'elle écrit est juste épatant. Un pur bonheur (mais je suis en amour avec son écriture très charnelle donc je ne suis pas très objective)

      Un beau week-end à toi aussi Den, des bises :)

      Supprimer
  5. POUR VOUS TOUS: NOVEMBRE vu par ANDREE SODENKAMP

    Pas de sonneries de chasse dans ce mot "novembre" un peu répugnant.

    Moine en cagoule -il n'a même pas l'honneur de la neige, la décence d'avoir balayé les restes pourrissants de l'été.

    Dans janvier-février, il y a les trompettes dressées du givre et de la glace. Cela sonne la fanfare d'un printemps proche.

    Ce mois-ci, enveloppé de brume comme de bure, ne promet rien, au bord d'un décembre peut-être luxueux de neige et qui va porter ses églises allumées comme des tiares.

    ;)

    RépondreSupprimer
  6. Ma chère Désirée, quel bonheur de vous voir de retour dans la blogosphère (quel horrible mot). Je suis ravi de vous lire et découvrir ce poème magnifique sur novembre qui comme beaucoup ici, je n'apprécie guère. C'est un mois, comme en creux, attendant les lumières de décembre et l'allongement des jours.
    Bien à vous et bon week-end à vous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans mon précédent message, il fallait lire "que je n'apprécie guère" et non "qui". Mais vous l'aurez corrigé de vous-même. Et puis votre poème parle d'octobre, mais les commentateurs ont dérivé sur novembre, d'où mon lapsus scripturaire. Pardonnez-moi.

      Supprimer
    2. J'avais bien compris Jean-François ne vous inquiétez pas :) Je crois à vous lire que novembre n'est pas le mois préféré de bon nombre de personnes, il parait si morne et si loooong. Il faudrait le voir comme un compte à rebours à décembre qui lui, est porteur de joie et de lumière. En tout cas c'est un mois que j'adore!

      Bonne semaine Jean-François :)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Fantasme et fantaisie

Imagine que ton plus grand fantasme ce soit de te voir servir au matin quand tu te réveilles, un énorme croissant - mais énorme hein, une viennoiserie maousse costaude - tout chaud, avec cette petite croûte dorée croustillante et cette senteur délicate, appétissante de beurre frais qui vient te chatouiller les narines, faire de tes glandes salivaires les chutes du Niagara ou du Zambèze (qui baise pas malgré son nom). Un fantasme si jouissif que tes papilles en fondent de désir tel le beurre dans la poêle à frire...

Bon. Imagine maintenant qu'un matin tu te réveilles parce qu'on sonne à ta porte. Tu ouvres et c'est ton fantasme (comment il a sonné? Avec l'une de ses "pointes" tiens pardi!) Tu es au bord de la pâmoison devant sa "chair" (c'est un croissant n'est-ce pas, pas une côte de boeuf!) soudain incarnée et il est tout comme tu l'avais imaginé: il sent bon et sa dorure te fait de l'oeil. Tu déglutis les chutes du Zambèze dans to…

Fille du non-vouloir

Petit haricot de cellules tourbillonnantes qui a grandit dans un océan de larmes en guise de liquide amniotique, voilà le fond de tristesse qui clapote en son âme. A travers l'épaisseur de la chair a t'elle senti les coups ? Par le cœur de sa mère a t'elle entendu les injures ? « Putain » disaient-ils en choeur en insultant une vierge. Enceinte certes, mais vierge.
Le secret dévoilé au bout de tant d'années d'incompréhension et de douleur. L'ignorance des jeunes de cette époque-là, tout se résumait à cela. Parce qu'on ne parlait pas de « ça » en ce temps-là.

Quarante ans de bagne à traîner un boulet plus gros qu'elle.

Et tout enfin, se mettait en place, toutes les pièces du puzzle. Tous les détails s'assemblaient pour dresser le portrait de la bêtise crasse. Le regard bleu glacé de colère méchante du père, comme une guerre froide face à l'innocence de ce petit visage. Son cœur à elle qui ne comprenait pas pourquoi. Et qui tentait encore et …

Souffle

Et puis il y a des relations étranges, rares, où c'est beaucoup plus qu'un lien qui se noue. Des relations qui sont des évidences, une reliance que l'on perçoit en soi très profondément. Et dont on arrive pas à se défaire. C'est bien au-delà du corps, c'est un noeud de l'âme.

Avec cette personne (parce qu'elle est unique) vous pouvez enfin PARLER. De ce dont vous ne pouvez pas parler avec les autres, tous les autres. Même ceux qui vous sont proches. La relation pourtant est difficile, perturbée par les blessures de l'un et de l'autre. Jusqu'au moment où le parasitage est trop important, trop prégnant, que le doute s'insinue et pour retrouver la paix vous vous réfugiez dans l'absence. De là vous continuez à parler à cette âme-soeur parce que le dialogue ne peut plus s'interrompre dans cette vie. Vous lui parlez à travers les poèmes, vous lui parlez d'air et d'eau, de lumière. Vous quittez votre "petit véhicule" pour…