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Sur la route de Madison



Je ne l'avais jamais vu. Quel beau film...Quel questionnement.

Et quelle extraordinaire actrice que Meryl Streep. On vit avec elle son déchirement dans cette scène éblouissante d'intensité où de sa voiture elle aperçoit Robert sous la pluie. Cette minute où sans un mot s'échange la puissance de leur amour. Comme elle est brave à côté d'un époux qui ne se doute de rien, qui ne voit rien. Oui, on éprouve avec elle les longues secondes, une éternité, pendant laquelle Robert dans sa voiture à l'arrêt l'attend, l'espère, et que sa main à elle est crispée sur la poignée de sa portière. Le feu stop clignote, bat aussi rouge que son coeur. Jaillira, jaillira pas de sa prison mentale pour retrouver l'amour de sa vie? Éprouvant. Les larmes aux yeux, la gorge serrée. Vas-y bon sang, vas-y!

Tout en comprenant parfaitement pourquoi elle demeure dans la voiture auprès de son pâle mari qui ne lui a jamais fait de mal mais qui lui fait si peu de bien aussi. Pourquoi elle reste dans une relation qui l'éteint peu à peu. L'enfer du devoir? Pas seulement, ce serait trop simple. Goût du sacrifice? Ce serait trop simple aussi. La grandeur d'âme plus sûrement, la volonté de ne pas blesser ceux qu'on aime. Quel qu'en soit le prix...


Commentaires

  1. Cette scène que tu décris, je ne la vois jamais sans une très grande émotion. Et pourtant, j'ai vu le film plusieurs fois.
    Rester auprès des siens, malgré tout, quitte à s'oublier. C'est ce qu'on appelle de la grandeur d'âme, sans doute. Bonne suite.

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    1. Bonjour Dédé, oui moi aussi je suis transpercée, je "vis" beaucoup les films que je regarde, c'est pourquoi je ne regarde jamais de film violent ou d'horreur. J'imagine que beaucoup pensent que Francesca a fait une erreur monumentale en demeurant auprès de sa famille, qu'elle aurait dû partir, vivre sa passion. Peut-être a t'elle préféré la facilité, la routine plutôt que l'imprévu, on pourrait le penser. Je crois que c'est bien au-delà...

      Bonne journée Dédé :)

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  2. Un film culte. Je l'ai adoré, bien qu'il soit déchirant, en effet.
    Je trouve que ton interprétation sur la grandeur d'âme est très juste.
    Merci pour ces mots qui tombent pile à un moment de ma vie où je flotte un peu.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Oui je ne crois pas que Francesca reste auprès de son époux par esprit de "sacrifice". De toutes évidences elle a une grande tendresse pour lui (on le perçoit quand devenus vieux elle lui donne ses médicaments alors qu'il est alité). A mon sens notre coeur est vaste et il peut loger plus d'un amour...

      Bisou ma douce Célestine

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  3. Le mot passion est issu du verbe patior, signifiant « souffrir, éprouver, endurer »... assurément, c'est ce qu'elle éprouve. Pour moi tout ce qui empêche de goûter la joie inhérente à l'être ne peut être qu'illusion. Le meilleur choix est toujours celui qui rapproche le plus de cette Joie à l'intérieur. Souffrir est une perte de temps. kéa

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    1. Oui je suis d'accord avec toi. Souffrir est une perte de temps. Après je ne suis pas certaine que l'on a le choix de ses sentiments parfois, un peu comme si la vie nous ballottait d'un mur à l'autre. Personnellement j'ai des priorités absolues. Ne pas faire souffrir, ou le moins possible, ceux que j'aime, les préserver, les envelopper, autant que je le peux (ceci dit sans les étouffer, mes enfants pourraient ici témoigner que je les ai toujours laissé libres de leurs choix) c'est ma priorité. Ce n'est pas un sacrifice, les rendre heureux me rend doublement heureuse. On se nourrit de la joie de ceux auxquels on donne la notre. Alors passion, c'est un bien grand mot, un peu sombre, excessif qui fait peur à l'excessive que je suis.

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  4. Moi c'est pareil, très chère Désirée,
    depuis que j'ai appris que votre fille n'était pas très en forme,
    je ne viens plus sur votre blog ;
    j'ai trop peur que ça me porte malheur.
    C'est idiot, non ?

    Bises à elle

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    1. Cher Well, je ne comprends pas très bien le sens de ton commentaire et pour te dire le fond de ma pensée il me met très mal à l'aise...pour ce qui est de ma fille elle va plutôt bien compte tenu de la gravité de sa maladie. Merci.

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Compte à rebours

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mais je ne sais plus vivre
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2017

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Combien j'aimais la vie et l'heureuse nature."  Écrivait Anna de Noailles. Andrée sodenkamp, cette immense poète belge quasi-inconnue, écrivait à sa manière très terrienne et charnelle qu'elle nous porterait à travers ses poèmes "de beaux morceaux de corps".

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Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…