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L'oeil du diable




Il y a toutes ces fois où quand on joue
je sens la violence par-dessous.
J'ai des millions de garde-fous
face à des gens qui n'en ont pas.

Ce qui me terrifie tu vois
c'est ce que dans leur oeil j'aperçois,
une lueur mauvaise, une sale étincelle,
qui me dit que le mal est là,
tapie la bête inhumaine, toute prête
à me briser le coeur et les doigts.

Sur mon poignet la cicatrice
raconte une de ces fois, où j'ai laissé
un autre que je ne connaissais pas,
me presque casser comme petit bois.



2017

Commentaires

  1. Vous êtes revenue, pour le bonheur de vos lecteurs, dont je suis. Votre texte, exprime votre douleur et c'est tant mieux, car il vaut mieux l'exprimer que de la garder pour soi.
    Bon courage ! Je vous souhaite néanmoins une bon week-end.

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    1. Bonjour Jean-François, de la douleur de voir les autres céder si souvent au mal, oui. Mal qui m'habite aussi mais que je combats, que je ne laisse plus déborder. J'ai lu une fois qu'on avait trois anges et trois démons sur chaque épaule, et que tout ce petit monde passait son temps à se disputer pour prendre l'ascendant. Je m'efforce de faire la paix avec mes anges et mes démons :)

      Bonne semaine Jean-François :)

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  2. Il est terrifiant de voir l'effroyable dans l'autre mais encore bien plus de le voir en soi. Celui qui ne l'a pas vu ne connait que la moitié de lui-même. Heureusement nous avons toujours le choix de nourrir une partie ou l`autre de nous même. Plusieurs ne savent pas qu'ils ont le choix. kéa

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    1. Ou alors ils s'en fichent, tout simplement. Personnellement le mal que je recèle a surtout été "pédagogique" pour moi, le considérant en face j'en suis arrivée à m'en effrayer et à me dire que "plus jamais". Mais le combat n'est jamais vraiment gagné n'est-ce pas, c'est une discipline de tous les instants.

      Bonne semaine Kéa

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  3. Voir le mal permet de mieux l'appréhender. Et de réagir. C'est souvent dans les épreuves les plus difficiles que l'on comprend qu'au fond de nous, nous sommes incassables. Bises alpines.

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    1. Sur le mot "incassable" je serai plutôt ambivalente Dédé. Et je te ferai une réponse de Normand "pte bin que oui pte bin que non". J'aurai plutôt tendance à me briser et à me reconstruire très vite, j'ai une faculté de rebond remarquable je dois dire? Je confesse être fragile face au désir évident de blesser, aux paroles qui me sont parfois jetées au visage, aux actes indignes.Je suis loin d'être parfaite et c'est tant mieux parce qu'à mon avis la perfection est fort ennuyeuse, mais je m'efforce surtout d'être humaine. Et c'est déjà pas mal il me semble.

      Bises alpines? Tu es d'où Dédé? Moi au pied du Vercors :)

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