Elégie










Je l’écrivais… bientôt je n’osai plus l’écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil ;
Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il errait dans mon souffle, et, lorsque je soupire,
C’est lui qui me caresse et que mon cœur respire.

Marceline Desbordes-Valmore

Commentaires

  1. Mais de qui ( ou de quoi) parle-t-elle ? ;-)
    ¸¸.•*¨*• 🦋

    RépondreSupprimer
  2. ;) J'ai acheté les élégies. Lire un ou une poète c'est comme l'écrit Pascal Quignard, entrer dans son intimité, sa tête, son coeur. L'écriture est parfois -pas toujours- une mise à nu tellement profonde qu'il faut je crois, ouvrir les recueils avec beaucoup de délicatesse. Marceline comme d'autres, m'intimide par son audace. Une audace qui est un cri un peu désespéré peut-être, d'une femme qui avait juste le désir d'exister.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Enfin, petite précision, Quignard parlait de l'écriture en général pas seulement des poètes si je me souviens bien :)

      Supprimer
    2. Merci de ces précisions, chère Désirée.
      J'aime beaucoup l'audace de Marceline.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

D'un monde à l'autre

Massacre à la tronçonneuse

Des mots qui volent tout seuls...