Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du octobre, 2015

Christian que j'aime

"Je n'aime pas ceux qui parlent de Dieu comme d'une valeur sûre.
Je n'aime pas non plus ceux qui en parlent comme d'une infirmité de l'intelligence.
Je n'aime pas ceux qui savent, j'aime ceux qui aiment."

Christian Bobin in "Autoportrait au radiateur"

Suite balnéaire (3)

Surveiller la météo d'abord.

Prévision à cinq jours, trois, deux, un. Il fait beau? Partez!

Couler avec le flot vers la côte. Deux accidents en « post-it » pour se souvenir que "c'est si vite arrivé". Les bouchons c'étaient hier, aujourd'hui la route semble glisser comme le dos d'un chat qui s'étire sous la caresse du soleil.

Jouir du changement de paysage, passer du vert au maquis. Le Gard et ses clochetons de pierre sèche au-dessus des églises, les touffes de végétaux un peu maigres, économes, épineux.

Puis la sentir. Des kilomètres avant, son haleine parfumée. L'imperceptible frisson, vague émotion au creux du ventre de savoir celui du monde si près. La mer.

Arriver encore tôt et avoir plein de places où se garer. Un luxe.Tomber la chemise pour le maillot. Avoir pensé à tout, à tout y compris à la bobologie, sauf à son maillot qui bronze à la maison dans le tiroir en compagnie des petites culottes. Cornecocu! Avec son mari râlant en sourdine a…

De nous

De nous il ne restera pas grand chose
de l'impalpable
du transparent
le dernier éclat de l'étincelle
qui jaillit un jour
entre nos deux poitrines
nos coeurs
sur lesquels nous avons si hardemment
cognés.

C'est que nous n'étions pas
des choses molles
nos âmes s'étaient soudées
au feu d'une passion ascendante
dont nous avions aperçu
au loin là-haut, le reflet.

Mais la tendresse du regard
qui écartait la fureur
comme un grand rideau rouge
de théâtre et laissait seul en scène
la vérité d'un amour parfait
dans sa dangereuse nudité.

De nous il ne restera pas grand chose
des ombres joueuses
des cache-cache, des loups de soie
beaucoup de plumes,
des feuilles d'automne rouge
du sel et de l'or
et tout s'envole.


D.T 2015  

Quand vient l'automne, c'est le rouge et l'or mouillés qui me parlent. Ils me parlent de la mort, de la vie, de la mort, rien n'est triste dans le fait de passer. Et il est sage et doux de s'emplir de tendresse et de…

Humour ^^

La chanson d'Eurydice

Orphée...
Puisque les serpents menacent
Et qu’il ne nous est pas permis de nous aimer
Hors des enfers.
Pour échapper aux regards questeurs des vivants
Et des ombres,
Je t’aimerai à leur insu,
Dans tous les angles morts.
Je te ferai des signes, te frôlerai par l’herbe
Et la branche d’un printemps
Presque nue.
Je serai la chaleur du midi
Sur ta joue, une abeille en grève de pollen
Un papillon émotif, une fleur, un parfum.
Tout ce qui est doux en ce monde
Tout ce qui fait du bien,
Ce sera moi pour toi.
Ecoute! Sois tout entier dans la présence
Et mon chant silencieux qui questionne l’espace
Te portera mon amour mieux que ma voix.
D.T 2015

Folle de lui

Je suis sans doute folle.

Chaque matin quand j'ouvre ma fenêtre, un tigre d'or bondit de la nuit où il passe ses jours, d'un seul élan il me traverse par tous mes points cardinaux, m'irradie. D'une joie pure, d'un amour total, massif, irrépressible.

Je suis sans doute folle, c'est pour ça que je souris.

Chaque matin, quand j'ouvre ma fenêtre le monde avec moi communie.




Humour

Heureux constat

Quand je regarde ma nièce de sept ans, je réalise à quel point mon enfance a été extraordinaire de liberté. Combien j'en ai joui.

Ma mère travaillait dur pour faire bouillir une marmite dont mon père ne se préoccupait pas. Le jeudi et les week-ends il m'emmenait avec lui contraint et forcé et m'abandonnait sans vergogne chez nos cousins de la campagne. Je ne bénirai jamais assez son manque d'intérêt pour ma petite personne: il m'a permis de me remplir d'une lumière considérable...