Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du juin, 2017

Se donner

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué il y a sur le côté de mon blog une colonne marqué "mon plaisir c'est de me donner à lire". Ici se trouve un lien vers mon unique recueil, en lecture libre cela va de soi. Ce recueil a été corrigé par mon amie défunte Agnès Schnell et Fabien dit Bifane dont le blog poétique a aujourd'hui disparu. Agnès avait "adoubé" en quelque sorte ce recueil et il est d'autant plus précieux pour moi. J'ai matière à publier au moins deux autres recueils mais j'en suis encore à trier près de quatorze années de textes. J'en ai jeté beaucoup, des anciens surtout qui parle d'un temps, de gens et de guerres dont je ne veux plus rien savoir. Au bout je ne veux garder que le Beau, le lumineux. Les blogs amis étant pour beaucoup en vacance, je vais peut-être m'y coller. Et mettre en lecture libre, c'est une autre de mes "lubies": je ne peux pas vendre de la poésie. Mon premier recueil existe en vers…

Pour lui

Le soir, sous la voûte céleste
Elle agite ses bras, ses mains légères et créatives,
Elle ordonne le spectacle des sphères.

Et chaque étoile se fait obéissante
Va où elle demande
Brille comme une luciole ou un incendie.

C’est pour lui.

Pour  lui qu’elle crée des mondes parallèles,
Invente des points de passage
Vers de nouveaux paysages
Des édens binaires.

Des terres secrètes où l’on marche
Un doigt sur les lèvres, en silence, en souriant
Et il est avec elle
Même s’il ne sait pas y être,
Elle l’emporte partout où elle fuit,
Dans des mondes virtuels, beaux comme des paradis.

Alors n’empêche pas ses mains
De dérouler les rêves
Même en les prenant doucement
Dans la conque des tiennes.



2012

Adultère

"Que les liens du mariage soient sacrés ou non, je les vois tels qu'ils sont, tressés et étrangers à moi. Je n'ai pas volé cet homme. Je l'ai pris pour voler. [ ..] Il avait demandé ce qui se passerait si nous tombions amoureux l'un de l'autre, et il avait dit que ce serait une catastrophe pour tant de gens. Sans les nommer, dans le creux de notre conscience, on avait pensé à ceux qu'on rendrait malheureux."

Extrait de "L'envie"de Sophie Fontanel

Ce n'est pas le cou tordu de la morale qui me trouble ici, mais bien ce mal fait à de nombreuses personnes en conscience. Tous ceux qui allaient être disloqués par le mensonge comment les oblitérer?

Le "cocu" fait rire depuis la nuit des temps. C'est quand même avoir bien peu de considération pour son univers qui s'écroule, le mensonge qu'il découvre et qui l'ébranle jusqu'aux tréfonds de lui-même, qui l'ampute sans anesthésie d'un sentiment de confianc…

L'oeil du diable

Il y a toutes ces fois où quand on joue
je sens la violence par-dessous.
J'ai des millions de garde-fous
face à des gens qui n'en ont pas.

Ce qui me terrifie tu vois
c'est ce que dans leur oeil j'aperçois,
une lueur mauvaise, une sale étincelle,
qui me dit que le mal est là,
tapie la bête inhumaine, toute prête
à me briser le coeur et les doigts.

Sur mon poignet la cicatrice
raconte une de ces fois, où j'ai laissé
un autre que je ne connaissais pas,
me presque casser comme petit bois.



2017

...

Pour un mot maladroit ou mal interprété, on perd beaucoup de relations.
Tourner sept fois sa colère, son ressentiment, sa rancoeur, son désarroi, son incompréhension
sa douleur
dans sa tête et dans son coeur
avant de faire voler les portes, au risque de coincer les doigts, broyer le nez
d'une personne juste aussi fragile que Soi, un peu gauche même si elle parait très adroite et surtout
qui ne voulait pas te blesser. Voilà.  


Concours photos

Si vous vous trouvez du côté de la Suisse et plus précisément de Genève...

Mon ami le talentueux Boris DUNAND participe à un concours photo. Toutes les infos sur son site ICI

Ma photo favorite :)

Laisser aller

"Il est impossible de protéger du malheur ceux qu'on aime: j'aurai mis longtemps pour apprendre une chose aussi simple. Apprendre est toujours amer, toujours à nos dépens. Je ne regrette pas cette amertume." Christian BOBIN in La Présence Pure.

Je referme la porte derrière Elle
et je quitte l'angoisse.

J'ai compris -mon dieu - j'ai compris
que je ne peux pas la porter
plus que les neuf mois requis.

J'ai si bien appris que l'amertume même
m'est tombée du coeur.
L'impuissance, l'acceptation,
j'ai marché bien au-delà.

Je referme la porte derrière Elle
et je quitte l'angoisse, toutes les questions
tout ce qui ronge et tue
pour laisser l'Amour nu
qui demeure la seule consolation.

2017

Si je ne l'écris pas

Si je ne l'écris pas, maman
qui saura après moi tes larmes,
tes larmes et tes colères, et ces jours si vides
que tu voulais disparaître avec eux
dans une eau de nuit...
Cette mémoire, cette histoire commune
où il n'y avait encore que toi et moi,
qui la racontera à ceux qui ne savent pas
qu'abandonnée, le soir tu pleurais
dans mes bras et que je rayonnais
de ne t'avoir plus que pour moi...



2015