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Affichage des articles du décembre, 2017

Temps de Lumière

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Je suis d'ores et déjà très occupée par les préparatifs de Noël donc je ne passerai ici qu'en coup de vent. 





Je souhaite à chacun de vous de passer de très belles et lumineuses Fêtes de fin d'année. Profitez bien surtout en ces jours particuliers de ceux qui vous sont chers, le temps passe si vite et la vie est si brève.
Je vous embrasse très chaleureusement. A bientôt.

Fantasme et fantaisie

Imagine que ton plus grand fantasme ce soit de te voir servir au matin quand tu te réveilles, un énorme croissant - mais énorme hein, une viennoiserie maousse costaude - tout chaud, avec cette petite croûte dorée croustillante et cette senteur délicate, appétissante de beurre frais qui vient te chatouiller les narines, faire de tes glandes salivaires les chutes du Niagara ou du Zambèze (qui baise pas malgré son nom). Un fantasme si jouissif que tes papilles en fondent de désir tel le beurre dans la poêle à frire...

Bon. Imagine maintenant qu'un matin tu te réveilles parce qu'on sonne à ta porte. Tu ouvres et c'est ton fantasme (comment il a sonné? Avec l'une de ses "pointes" tiens pardi!) Tu es au bord de la pâmoison devant sa "chair" (c'est un croissant n'est-ce pas, pas une côte de boeuf!) soudain incarnée et il est tout comme tu l'avais imaginé: il sent bon et sa dorure te fait de l'oeil. Tu déglutis les chutes du Zambèze dans to…

Souffle

Et puis il y a des relations étranges, rares, où c'est beaucoup plus qu'un lien qui se noue. Des relations qui sont des évidences, une reliance que l'on perçoit en soi très profondément. Et dont on arrive pas à se défaire. C'est bien au-delà du corps, c'est un noeud de l'âme.

Avec cette personne (parce qu'elle est unique) vous pouvez enfin PARLER. De ce dont vous ne pouvez pas parler avec les autres, tous les autres. Même ceux qui vous sont proches. La relation pourtant est difficile, perturbée par les blessures de l'un et de l'autre. Jusqu'au moment où le parasitage est trop important, trop prégnant, que le doute s'insinue et pour retrouver la paix vous vous réfugiez dans l'absence. De là vous continuez à parler à cette âme-soeur parce que le dialogue ne peut plus s'interrompre dans cette vie. Vous lui parlez à travers les poèmes, vous lui parlez d'air et d'eau, de lumière. Vous quittez votre "petit véhicule" pour…

Et fermer les yeux

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Ciselures dentelles,
de givre.
Guirlandes graciles,
accrochées aux branches roussies
de la moustache,
comme à celles des sapins,
cadavres qui feront le trottoir
après Noël.
L'hiver me pare
de sa beauté mortelle.
Ciselures légères,
de gel,
qui s'ancrent et demeurent
à chaque crevasse, sillons mal rasés
de la gueule ravinée
par un alcool d'oubli.
Fausse chaleur, maigre sursis
aux veines, roule péniblement un sang bleui.

Je meurs sans bruit indigne,
rien ne doit déranger la très sainte famille.

Pour mon repos, la mort a fait ses bras tranquilles.
La neige est plume sur le pavé
j'y sommeille comme un enfant
et doucement vagit.




2007