Quelque chose de neuf


 


Pas ennemis, ni antagonistes

pas amis, mais quelque chose du coeur

et surtout de l'âme

étrangers sûrement

jamais indifférents

chacun posé dans le vide et l'attente

tout au bout des mondes

qu'il a pressenti.

Eloignés tout en respirant

le souffle de l'autre dans sa bouche

elle matin lui nuit

toujours côte à côte

veillant tendrement

et par le réel désunis.


2025


10 commentaires:

  1. Quel texte énigmatique, chère Désirée. Sujet à tout un tas d'interprétations...
    Une force poétique étrange s'en dégage ! On a envie de les aider à se réunir.
    Une allégorie ? Une métaphore ?
    Un plaisir en tout cas de te voir ici, toi qu'on aime et apprécie.
    Cela faisait si longtemps...
    Je t'embrasse
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Chère Célestine, bonjour. Texte fruit d'une profonde macération (rire) la conclusion pour moi est qu'il existe des relations si éthérées qu'il est impossible de les définir. Il y a le regard porté avec douceur, la bienveillance, de l'amour de toutes évidences mais pas de désir, pas de chair. Pur esprit. Et cela procure grande joie. Comme je l'écrivais un jour: l'Amour au delà de l'amour. Je ne suis pas sûre de me faire bien comprendre... ;)

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  2. Énigmatique, dit Célestine. Oui, à la première lecture.
    À la deuxième j'ai vu les vieux amants proches et distants.
    Relisant encore, les liens de l'âme, si lointains et si proches.
    Et puis je reviendrai, autre chose je verrai.
    Un texte à la puissance des mots, chacun l'un après l'autre.

    Et quelle joie de te retrouver.
    Tu me manquais, vraiment.

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    1. Tu as raison, Alain, c'est un texte à différents niveaux de lecture.
      Pourquoi ai-je vu un frère et une soeur, aujourd'hui ?
       •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Les vieux amants. Le mot "amant" définit en fait assez mal cette relation. Parce qu'il n'est jamais question de sexe entre eux. Ni même de désir. L'image la plus proche à mon avis est que cette histoire est un chant. Et que ce qui est donné là est extraordinairement précieux. Les liens de l'âme, je "crois" que ça existe effectivement.

      Cela me fait plaisir aussi de "me" retrouver et tes mots toujours si rassérénant me manquaient également: tu es précieux :)

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    3. Célestine, peut-être parce que c'est le genre de relation que peuvent avoir -d'une certaine manière- un frère et une soeur.

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  3. Le soleil s'est caché et je tournoie autour de ta page à décrypter l'énigme de tes mots.
    J'y découvre ce que je crois être un texte fort, profond, une histoire, un message, une prière, au grand vent de mon regard étonné.
    Habillée dans ce hasard je suis partie du proche au plus lointain suivre ta rêverie partagée, assoiffée de ton écrit à l'or du phare invisible.
    Tu manquais à la toile, et te revoilà.
    Quel bonheur de te lire, Dé, sous l'aile protectrice.
    Je t'embrasse.

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    1. Bonjour Den, heureuse de te voir par ici c'est toujours un plaisir. Merci pour ces jolis mots et ta gentillesse à mon sujet qui ne se dément jamais. J'espère ne pas être trop elliptique dans ma modeste prose moi qui me suis toujours appliquée à être "compréhensible" ;)
      A bientôt de te lire chez toi, bises

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  4. C'est ta dernière phrase qui m'habite le plus : 
    "...par le réel désunis." 
    C'est bien mon impression que le réel soit une illusion qui sépare l'Un en une multitude de morceaux parfois. kéa

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    1. Ta pensée colle au plus près de ce texte Kéa, je ne saurai pas ajouter grand'chose de plus. Il n'y aurait pas de hasard que des rendez-vous parait-il, faut-il y voir la main ou un dessein qui nous dépasse? Une "mémoire" de l'âme qui se souviendrait d'une autre partie de l'ensemble sans qu'on en ait conscience et qui nous conduirait parfois par des chemins tortueux à frémir intérieurement quand on croise cette "autre partie"? On peut rêver. Et qui sait...

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