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Sérénité



Aujourd'hui je vois
Je vois que je suis mon propre enchantement
Que la source n'est qu'en moi
Pas en l'autre.


Maya qui me retenait par la cheville
Me lâche enfin
Je peux à nouveau flotter         dériver
Face au soleil.

Assez seule pour ne plus l'être.

2017




Commentaires

  1. Se peut-il plus bel hommage à "l'Existence"…
    Et la dernière phrase, si juste, est d'une densité intense.
    Merci !

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    1. Merci à toi cher Alain, d'avoir l'enthousiasme si encourageant ;)

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  2. Magnifique poème, très fort comme tout ce que tu écris.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Merci Célestine, et bienvenue par ici :)

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    2. Je te lis depuis très longtemps mais il est vrai que je n'osais pas commenter, je ne sais pourquoi.
      Une sorte d'immense respect un peu intimidé. Mais j'ai aimé dernièrement certaines de tes prises de position, je tenais à te le dire.
      Bises émues et célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. heu, Célestine tu vas rire: je ressens à peu près la même chose pour toi. ^^

      A quel point c'est bête quand même. Et puis je tiens à répéter que je suis quelqu'un de très ordinaire. Donc bienvenue dans mon coin d'espace et tu viens quand tu veux, tu commentes si tu veux, voilà. Ici on est libre. Je n'attends pas de commentaires, si les lecteurs/trices me parlent j'en suis très heureuse et si tel n'est pas le cas je n'en souffre pas.

      Bises rougissantes :)

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Assez seule pour ne plus l'être ... les bobos parisiennes qui ont 500 amis sur facebook devraient comprendre ça. Pour sentir la présence, il faut un peu d'espace autour.
    Je suis caleçon, association d'idée irrépressible ;-)

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    1. On est pas tous fait du même bois mon Pep. Mais je crois qu'on est tous des petites choses fragiles. Après on fait comme on peut, moi j'ai eu une chance inouïe d'être très seule enfant et d'en être plutôt heureuse. D'avoir été une enfant des villes qui s'épanouissait aux champs, j'ai toujours été rêveuse, dérivante: c'est un sujet de rigolade gentille pour mes soeurs. Je suis celle qui est "à l'ouest", celle qui saute sans arrêt du coq à l'âne et que l'on a du mal à "suivre" ^^ Peut-être qu'au fond ça m'amuse d'être une bête curieuse...

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  5. Ah ! que c'est beau !
    Quitter maya c'est quitter l'illusion
    et avoir accès à la Réalité ! kéa

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    1. Ah ah! Kéa, mais qu'est-ce donc que la Réalité? Une autre forme d'illusion peut-être? ;) (je te taquine. Mais ça pose question non?)

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  6. Je me reconnais si bien dans ce que tu écris, Désirée, je tenais à te le dire, "celle qui saute sans arrêt du coq à l'âne, et que l'on a du mal à suivre"... parce que ça continue de bouillonner à 300 à l'heure dans la tête.... "assez seule pour ne plus l'être"... c'est très profond, très beau. Merci.
    Den

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  7. A vrai dire j'alterne les périodes de bouillonnement et ce que j'appelle les "stases" où la pensée est complètement immobile, pacifiée, une sorte de méditation instantanée. Où tout se calme, corps et esprit. En ce moment je suis très calme, une mère d'huile quoi ;)

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Compte à rebours

Ô Mère.

Pendant qu'on t'assassine
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avec tous les autres, je fais bonne figure.

J'écris l'amour pour assécher le désespoir,
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Ô Mère, ma lumière avec toi s'éteint
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j'écoute de plus en plus souvent
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qui monte et fait de ma bouche un appeau.
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mais je ne sais plus vivre
sans être vive de toi.


2017

Ce qui restera

Il y a un peu plus d'un an disparaissait l'une de mes plus anciennes amies de toile. Elle était poète et s’inquiétait de ce que deviendraient ses textes après elle. Quelques semaines avant son décès soudain elle s'en ouvrait encore à moi. Certes on peut toujours se dire que ce ne sont que des mots, mais en vérité c'est bien plus que ça.

"J'écris pour que le jour où je ne serai plus
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Et que mon livre porte à la foule future
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Pour cela j'ai ouvert un blog-recu…