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| Stephan MORRELL |
Ces murs que tu dénonçais
c'est ton temple qu'ils protégeaient.
C'était ma foi qui l'éclairait.
J'y demeurais les deux mains en conque
autour de notre flamme,
je le croyais, je l'espérais.
Mais j'ai tant douté de toi que mon âme
s'est fendue et le feu
s'en est allé.
Tu seras fier de moi:
j'ai cessé de croire à mes balivernes.
Alors, lentement
ma main a glissé de l'ombre de la tienne,
le silence a clôt le cœur qui aimait,
bien plus haut que ces murs
que du doigt tu pointais.
2026

Je relis ce texte plusieurs fois.
RépondreSupprimerIl faut lui laisser le temps de faire son chemin en moi.
Je retiens qu'il faut cesser de croire aux balivernes que l'on se raconte.
Comme celle de croire que des murs sont hostiles alors qu'ils nous protègent.
Et puis ce doute rongeur et destructeur.
Mais je reviendrai car je crois que ton texte a encore à m'apprendre
Ici on pourrait presque penser que je parle à "dieu" parce que quelque part d'une certaine manière il est tout à fait question de foi, de croyance. Mais il n'en est rien. Je mets un terme à mes propres "balivernes" en ce qui concerne un attachement que j'ai eu longtemps, en regardant les choses franchement. Il faut parfois faire le ménage dans ses rêves, ses voyages intérieurs.
SupprimerVa pour faire le ménage.
SupprimerLe ménage c'est nettoyer ce qui doit l'être et polir ce qui est précieux.
Et surtout pas tout bazarder par la fenêtre…
la foi et la croyance ne relèvent pas systématiquement du religieux.
Il est des voyages en impasse.
Trouver le bon chemin est une quête espérante.
Madame,
RépondreSupprimerJ’éprouve en vous lisant une profonde émotion. Un cœur ne devrait jamais se perdre dans un silence destructeur et mourir.
Carla