Je ne pense pas repasser par ici avant la nouvelle année alors je vous souhaite à toutes et tous de lumineuses et douces fêtes de Noël.
Mes plus amicales et bienveillantes pensées à vous, bises
Je ne pense pas repasser par ici avant la nouvelle année alors je vous souhaite à toutes et tous de lumineuses et douces fêtes de Noël.
Mes plus amicales et bienveillantes pensées à vous, bises
...sur la toile est souvent de mauvais augure. En me promenant de blog en blog je découvre que la belle Elisanne dont j'ai été assez proche il y a une quinzaine d'années est partie rejoindre les étoiles il y a un an.
Je repense à toutes les confidences très intimes qu'elle m'avait faites et qui m'avait permis de découvrir une autre femme derrière celle cultivée, raffinée, bienveillante qui animait un blog.
En vingt ans j'aurai vu disparaître bien des personnes appréciées, voire aimées. Je pense encore à elles, à eux, régulièrement.
Les heures passent
blanches et bleues
je ne dis rien
je n'appelle pas:
je joue le jeu.
Mes dés sont pipés je le sais
le choix ce n'est pas moi
qui l'ait
ce sont les dieux, les arcanes
les augures, le hasard
ou peut-être la destinée.
Mes mains sont creuses d'impuissance,
ma tête est pleine de ton soucis.
J'use mon coeur sur des lames
des angoisses que tu juges absurdes
ma chérie.
Autour de tes poignets
j'ai ôté les pauvres lianes
qu'autrefois j'y avais mis, tu es libre
d'aller vers le bonheur ou le drame,
j'en accepte le pari.
2023
Au fond des douleurs et des larmes,
des lacs épais aux eaux noires,
du silence en mon coeur dévasté,
tu n'es pas venu.
Près des montagnes où plus rien ne respirait,
quand mes lèvres étaient bleues
et que l'air m'écrasait, tu n'es pas venu.
Je n'attendais que toi
le monde s'était absenté.
Pourtant tu n'es pas venu.
Pas un mot pas une pensée,
pas un signe.
Alors ne me dis plus que tu m'aimes
je n'y croirai plus.
2023
Depuis que je m'adonne à la généalogie, je me suis souvent désolée que mes ancêtres étaient pour le moins timorés. Lorsqu'on regarde la carte qui les situent jusqu'en 1650 environ, on voit bien qu'ils sont tous du même coin, dans un rayon d'environ 50 kilomètres (en étant généreuse). Un seul "estranger": mon petit François. Déposé dans un tour d'hospice à Lyon en 1837. Sa mère a laissé une lettre dans laquelle elle demandait qu'il soit baptisé, malgré l'abandon elle lui faisait aussi le cadeau d'un nom et d'un prénom. La piste, malgré mes recherches s'arrête là. Qui était-elle? D'où venait-elle? Qui était le père? Mystère. Comment François a t'il "atterri" dans la Drôme? Simple: il y a été placé chez un couple de fermiers à quatre jours à peine. Et il y est resté. Y a fait souche.
Voilà le plus "exotique" de mes ancêtres. J'ai souvent lu que tous les Français "descendraient" de Charlemagne d'une manière ou d'une autre. Dans mon cas donc, c'est d'une autre...je n'ai dans mon arbre que des paysans, des laboureurs, des manouvriers, parfois des paysans propriétaires de leur bien. Des tisserands. Malheureusement point de nobles, petits ou grands, dont la lignée remonte jusqu'à Mathusalem: une bénédiction pour tout généalogiste amateur car pour des raisons évidentes d'héritage et de lignée ceux-ci tenaient leur arbre à jour.
Jusqu'à cette semaine. Je remontais doucement l'arbre côté époux, par sa mère Normande quand je tombe sur l'inespéré: un noble! Bon, un petit, avec un petit château (Nacqueville). Mais en tirant doucement le fil je découvre non pas Charlemagne mais Rollon. Le premier duc de Normandie. Et ma fille hilare de s'exclamer:" Et bientôt tu vas me dire que mon ancêtre c'était Guillaume le conquérant??" Heu...oui. En ligne directe, par les héritiers mâles jusqu'à la Renaissance où le fil bifurque dans le giron d'une fille: Charlotte de Montmorency. A partir de là adieu veaux, vaches, cochons, titres et grands domaines. Charlotte épouse un petit seigneur de banlieue et les générations suivantes vont perdre grandement en prestige. Je trouve la chose étonnante. Et édifiante. Avoir été d'une famille comptant plusieurs grands maréchaux de France, conseillers des rois de l'époque, et petit à petit n'être plus que des anonymes. Des sans grades. Comme quoi, tout cela, même s'il perdure dans certaines familles, est bien volatil.
Depuis j'ai appris que ces grandes familles ne divisaient ni les titres ni les domaines entre les enfants, l'aîné mâle héritait de tout, les autres devant se contenter des miettes. C'est ainsi que Charlotte épousa un petit seigneur campagnard avec sa petite dot bien qu'elle fût le premier enfant de ses parents.
Finalement, avec mon enthousiasme et ma fougue habituelle j'en parle à la famille, tout le monde se marre et mon époux se fait appeler: "sa majesté". Il n'y a décidément que moi que ce truc passionne. Ah si: ils sont contents d'être des "vikings". C'est déjà ça ;)
La nuit me terrifie
le coucher ne m'est agréable que bercé
par la pluie.
L'eau claire dilue l'obscurité
et m'aide à respirer.
Le sommeil est un pays sauvage
cruel et sanguinaire, peuplé
d'hommes terribles.
Je ne m'y abandonne qu'en y tombant
comme une morte dans un trou.
J'y retrouve trop souvent les horreurs
que j'ai cru abandonner au bord
de mon lit, les crimes de sang, les bombes
les petits enfants disparus.
Jamais de paix, si peu d'amour,
de moins en moins de rêves doux,
car c'est le monde qui me poursuit
me martèle les tempes, me bourrelle de cris,
c'est le monde vois-tu
qui dans la nuit ressurgit.
DT2023
"J'ai du sang dans mes songes, un pétale séché
Quand des larmes me rongent que d'autres ont versées
La vie n'est pas étanche, mon île est sous le vent
Il y a ceux qui nous ont abandonné
entre le soir et l'aube
sans un mot, sans raison
nous laissant tel un enfant
triste et nu, stupéfait.
Des années ont passées
je suis allée chercher celle
qui disait m'aimer, mon amie
à laquelle j'ai déplu sans savoir comment.
Je lui ai fait un signe elle n'y a pas touché
alors j'ai renoncé
le coeur serré d'être si malvenue.
Avec l'âge j'apprends les douceurs en bleu
d'une tristesse résignée.
Cette tendresse est passée
et ne reviendra plus.
2023